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Journaux liées à cette note :

Confusion entre issue tracker et backlog, et comment gérer la masse d'issues #project-management, #gestion-projet, #scrum

À la fin de la note "Collecter les sujets dans un issue tracker pour ne pas se répéter", je disais :

Un backlog est une liste d'items souvent extraits de l'ensemble des issues de l'issue tracker — un sous-ensemble volontairement restreint et de meilleure qualité. Priorisée, maintenue à jour et régulièrement affiné, cette liste représente le travail potentiel sérieusement envisagé pour le produit. Lors du Sprint Planning, les parties prenantes — développeurs, produit et autres contributeurs concernés — discutent et arbitrent ensemble les priorités pour décider quels items intégreront le Sprint Backlog.

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Est-ce que toutes les issues ouvertes du issue tracker sont un backlog ? La réponse est non.

J'ai vu plusieurs fois des Product Managers arriver dans une organisation et être effrayés par la quantité d'issues présentes dans l'issue tracker — ils essayaient de passer en revue toutes les issues, pensant qu'il s'agissait du backlog.

Il me semble que cette confusion entre issue tracker et backlog est très classique — j'ai moi-même probablement entretenu cette confusion.
Les personnes issues de la culture open source sont habituées aux issue tracker, tandis que les Product Managers sont généralement plus familiers avec les Product Backlog.

Face à toutes ces issues, certains Product Managers font des choix radicaux pour garder la maîtrise :

  • fermer très rapidement toutes les issues non prioritaires
  • interdire l'utilisation d'un issue tracker
  • ignorer l'issue tracker et travailler dans un autre outil

Je ne conseille pas ces approches : elles suppriment d'un bloc ce qui fait la valeur d'un issue tracker (voir "Collecter les sujets dans un issue tracker pour ne pas se répéter").

À la place, je conseille dans un premier temps de ne pas se préoccuper de l'intégralité des issues, et de se concentrer uniquement sur les issues indiquées par ses collègues ainsi que sur celles que l'on a soi-même créées.

Pour suivre ces issues et constituer son backlog, je conseille d'utiliser des labels — sur GitLab, j'utilise par exemple backlog, backlog-stephane, next-sprint, next-next-sprint. Ces labels, combinés à des vues kanban, permettent à chaque membre de créer un backlog à partir d'un sous-ensemble restreint d'issues.

Cette approche par labels fonctionne, mais le problème est que ce workflow exige une rigueur importante et un protocole commun d'équipe — difficile à mettre en place sans un leadership fort qui l'impulse et le maintient.

C'est pour améliorer cette expérience utilisateur, que j'ai intégré les fonctionnalités suivantes dans la description du gestionnaire de projet de mes rêves :

  • Permettre de créer des portfolios d'issue par utilisateurs.
  • Implémenter un système de tags d'issues personnalisés où chaque utilisateur peut créer ses propres étiquettes. La visibilité de ces tags serait configurable : mode privé pour un usage personnel ou mode partagé pour les rendre disponibles aux autres utilisateurs.

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De plus, j'imagine aussi une fonctionnalité permettant de « cacher » les issues, ou du moins de les rendre moins facilement accessibles aux nouveaux arrivants — non pas pour en interdire l'accès, mais pour réduire le bruit visuel et éviter qu'ils ne soient effrayés au point, après ce traumatisme, de les ignorer totalement.

Le triage régulier des issues (fermer et prioriser) est un travail laborieux, extrêmement difficile à maintenir dans la durée dès lors qu'un issue tracker contient beaucoup d'issues. Si je peux témoigner d'une chose, c'est que je n'ai probablement jamais réussi à le faire, ni vu quelqu'un y parvenir.

Concernant la fermeture des issues, certains projets configurent un système qui ferme automatiquement les issues après un certain temps sans activité. Personnellement, à la place de cela, je préfère un système qui poste un commentaire dans l'issue qui notifie et demande au créateur s'il juge qu'elle est toujours pertinente. En cas de non réponse après un temps imparti, l'issue peut être clôturée automatiquement.

Pour la priorisation des issues, toujours dans la description du gestionnaire de projet de mes rêves, j'ai imaginé la fonctionnalité suivante :

  • Système inspiré de Tinder pour prioriser les issues. L'application présente deux issues choisies selon un algorithme Elo et invite l'utilisateur à désigner celle qu'il considère comme prioritaire.

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Première description du gestionnaire de projet de mes rêves #projet-24, #idée, #project-management

Introduction

Cela fait depuis 2022 que je souhaite prototyper un outil de gestion de tâches (issues) avec certaines fonctionnalités que je n'ai trouvées dans aucun outils Open source ou closed-source.

En novembre 2022, j'ai commencé le tout début d'un modèle de données PostgreSQL, mais je n'ai pas continué.

Je souhaite, dans cette note, présenter mon idée de prototype, présenter les fonctionnalités que j'aimerais implémenter.

Nom du projet : Projet 24 - Prototyper le gestionnaire de projet de mes rêves

Ces idées de fonctionnalité sont tirées de besoin personnel que j'ai rencontré depuis 2018, dans mes différents projets professionnel en équipe.

Pour réduire mon temps de rédaction de cette note et la publier au plus tôt, je ne souhaite pas détailler ici l'origine de ces besoins.
Je souhaite juste décrire quelques fonctionnalités que je souhaite et quelque détail technique sans expliquer l'origine de mon besoin.

Sources d'inspiration

Mes principales sources d'inspiration :

Je me projette d'utiliser Projet 24 dans les framework de gestion de projets suivants :

Ainsi qu'avec la technologie sociale Sociocratie 3.0.

Liste de fonctionnalités en vrac

  • Permettre d'importer / exporter une ou plusieurs issues dans un format de fichier YAML.
    • Permettre d'importer / exporter ces fichiers via Git.
    • Permettre l'utilisation de branche : création, suppression, merge de branches.
    • Permettre la gestion des branches via l'interface web.
    • Visualisation web des diff entre deux branches.
    • Permettre de commit ou créer des snapshots d'une branche.
  • Permettre d'attribuer à une issue une estimation basse et haute de temps d'implémentation.
  • Permettre d'activer un Hill Charts sur toute issue.
  • Permettre d'indiquer un niveau d'approximation d'une issue
  • Permettre aux lectures d'une issue d'indiquer leur niveau de compréhension de l'issue
  • Permettre de configurer la taille maximum en mots d'une issue. Pour forcer un certain niveau de synthèse.
  • Permettre de calculer le poids d'une issue en faisant la somme basse et haute de toutes ses dépendances.
  • Système inspiré de Tinder pour prioriser les issues. L'application présente deux issues choisies selon un algorithme Elo et invite l'utilisateur à désigner celle qu'il considère comme prioritaire.
  • Implémenter un système de tags d'issues personnalisés où chaque utilisateur peut créer ses propres étiquettes. La visibilité de ces tags serait configurable : mode privé pour un usage personnel ou mode partagé pour les rendre disponibles aux autres utilisateurs.
  • Permettre de créer des portfolios d'issue par utilisateurs.
  • Pas de séparation des entités Epic (gestion de projet logiciel) / Issue contrairement à ce que fait GitLab.
  • Permettre d'utilisation d'une extension Browser pour enrichir les pages GitHub, GitLab, Linear ou Forgejo avec les fonctionnalités de Projet 24.
  • Permettre au Projet 24 d'améliorer une instance privé Forgejo avec un wrapper HTTP.
  • Système de dashboard pratiquement identique à GitHub projects.
  • Système de commentaire comme GitHub, mais avec un système de thread.
  • Support de wikilink et alias au niveau de toutes les ressources texte.
  • Support d'une fonctionnalité de publication de notes éphémères attachées à chaque utilisateur.
  • Permettre la création d'issues ou de notes "flottantes". Une issue "flottante" n'appartient à aucune ressource spécifique — elle n'est rattachée ni à un projet, ni à un groupe. Cette fonctionnalité me semble essentielle et je compte la détailler dans une note dédiée prochainement.
  • Proposer une extension Browser qui détecte automatiquement les issues liées à l'URL de la page actuelle. Cela permettrait d'accéder rapidement aux issues ou notes "flottantes" selon le contexte de navigation.
  • Très bon support Markdown, contrairement aux implémentations de Slack, Notion ou Linear. Il devrait être possible de basculer entre le mode d'édition riche et le mode markdown. Le contenu copié doit générer du markdown valide dans le presse-papier.
  • Respect strict des conventions Web : permettre l'ouverture de toutes les pages dans un nouvel onglet, etc.
  • Mettre l'accent sur la performance de rendu des pages. Implémenter en priorité un système de métriques pour mesurer les temps de rendu.
  • Proposer un système de génération de titre d'issue et de tag basé sur un LLM.
  • Mettre en place un système qui utilise un LLM pour proposer automatiquement des titres d'issues et des tags.
  • Alimenter une base de données vectorielle avec les descriptions d'issues et leurs commentaires pour activer la recherche sémantique.

Expérience utilisateur

Comme SilverBullet.mb, un outil fait dans un premier temps pour les hackers.

Détails techniques

  • Stockage dans Elasticsearch pour faciliter les recherches par tags et plain text.
  • Utilisation de nanoid de 5 caractères pour identifier les issues.
  • Utilisation de Git hook pre-receive côté serveur pour importer des données (issues, notes, etc)